18 décembre 2025
L'avancée allemande en 1870 à travers les dépêches télégraphiques
1er septembre 1870, bataille de Sedan : Napoléon III, acculé, capitule et est fait prisonnier le lendemain. C’est la chute de l’Empire. La République est proclamée le 4 septembre et un gouvernement de Défense nationale est mis en place. Le 11 septembre, face à l’avancée allemande, le gouvernement se réfugie à Tours. En décembre, il se replie à Bordeaux. Ce sera à nouveau le cas en 1914 et en 1940.
La première affiche, une dépêche télégraphique (12 Fi 17), est signée du ministre de l’Intérieur « Tours, le 11 novembre 1870 ». Elle est porteuse de bonnes nouvelles. En effet, la ville d’Orléans a été reprise aux Allemands la veille par l’armée de la Loire, une armée formée par Léon Gambetta, ministre de l’Intérieur et de la Guerre, pour poursuivre les combats après la défaite. La ville était occupée depuis le 11 octobre et tombera de nouveau aux mains de l’ennemi le 5 décembre.
Un mois plus tard, le préfet de l’Indre, par son annonce du 16 décembre 1870 (12 Fi 46), rassure la population en affirmant qu’aucun ennemi n’a été signalé dans le département. Il ajoute : « Tout est calme à Reuilly, à Chéry jusqu’à Vierzon, et dans toutes nos communes limitrophes des départements du Cher et de Loir-et-Cher ». Il faut préciser que les Prussiens n’étaient pas loin, notamment à Romorantin ou Selles-sur-Cher. Le 14 décembre à Mennetou-sur-Cher, 60 à 70 ulhans s’étaient présentés. Il s’agit de cavaliers armés de lances. Cependant, la menace est toujours présente le 24 décembre : des éclaireurs seraient venus à Vierzon et sept auraient été tués par des francs-tireurs, nous apprend la dernière dépêche (12 Fi 53).
De ce fait, il faudra attendre le 13 septembre 1873 pour que le territoire soit totalement libéré, sauf les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin annexés à l’empire allemand, qui ne redeviendront français qu’en 1918.