Mémoires d’Henry Fougère, député de l’Indre (10 NUM 18)
1889-1945
10 NUM 18
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Prêt pour numérisation, Mme Catherine Fougère-Deschatrette, 2024.
Henry Fougère, né le 4 juin 1882 à Tours (Indre-et-Loire), marié le 10 octobre 1911 à Châteauroux (Indre) avec Marie-Louise Pissavy-Yvernault et décédé le 12 juillet 1968 à Chassignolles (Indre), est un homme politique de l’Indre. Docteur en droit en 1904, il est avocat à Paris, puis à La Châtre à partir de 1909. Il est député de la circonscription de la Châtre du 24 avril 1910 au 31 mai 1936, au sein du groupe parlementaire de la Fédération Républicaine. Il est également élu conseiller général du canton de La Châtre de 1914 à 1919. En 1936, il renonce à se présenter aux élections législatives et rejoint la magistrature. Il est alors nommé conseiller à la cour d’appel de Douai, puis à celle de Nancy en 1941. En 1943, il devient vice-président du tribunal de Lyon, puis conseiller de la cour d’appel de cette même ville l’année suivante.
Dans ses mémoires, Henry Fougère s'attèle à relater les grands événements qui marquèrent sa vie. Il décrit des épisodes de la vie politique en France de 1889 à 1945, en apportant son témoignage ou son point de vue, tout en évoquant sa vie professionnelle et d'élu et en ponctuant son récit de souvenirs plus personnels.
Sommaire
PREMIÈRE PARTIE
Chapitre premier (vues 1-41)
Premier souvenir politique – Le Général Boulanger à Tours – La carrière administrative de mon père – Une démarche près du Duc de Persigny – Le Commandant Parquin : exemple de fidélité – Pendant la guerre de 1870 : l’explosion de la Citadelle de Laon, les illusions de Jules Favre – Une petite sous-préfecture : Boussac – Pierre Leroux et mon grand-père Narbonne – Camille Pelletan, à Boussac, en 1903 – Les élections de 1875 – La fin des notables – Un curé journaliste – Le clergé concordataire – Le sous-préfet de Céret fait de la contrebande, sans le savoir – Le seize mai à La Châtre – La révocation de mon père par le Maréchal de Mac-Mahon – Mes parents maternels : des militaires : les Diettmann, les Mac Réau – Souvenirs d’Issoudun – Mes grands-parents Fougère, et Narbonne, durant la Révolution – Un président du tribunal sous le Second Empire – Les décrets de 1885 et la « Réforme de la Magistrature » – Un collège de Jésuites, en 1890 : mes maîtres, quelques condisciples – Les Jésuites et l’Armée – Vacances dans la Creuse – Le Trimoulet et ses hôtes.
Chapitre II (vues 42-64)
La politique en Touraine – Wilson et le suffrage universel – L’influence maçonnique et la "Dépêche du Centre" – René Besnard et Camille Chautemps – Le Cabinet de mon père – L’imprimeur Rouillé-Ladevèze et un grand seigneur décavé : le Comte d’Ornano – Fantaisie au Musée Grévin – La jeunesse plébiscitaire de Tours – La mort du Président Félix Faure – Madame Steinheil et son valet de chambre – Les mains de Thomson – Paul Déroulède devant les Assises – Mon oncle, le Président Tardif et le Duc d’Orléans – Les « grafitti », « Main crochue, le Chéquard » – L’avocat Le Goff et Anatole France – L’épopée des Boërs : le Président Krüger, à Paris – Le Baron Legoux – Vincent de Mors-Giafferi et la puissance de l’enchantement – Jules Delahaye et le courage parlementaire – Le Général Mercier, à Chinon.
Chapitre III (vues 65-72)
L’affaire Dreyfus – Ses ravages. Ses prolongements – Un engagement d’honneur commande le mystère – Une explication du cas Henry et des faux de l’Etat-Major – Affaire juive – « La puissance des Juifs » – Henri Rochefort et la campagne antidreyfusiste.
Chapitre IV (vues 73-96)
Les élections législatives de 1902 – L’erreur de la « Patrie Française » : Paris ignore la province – Jacques Piou, Edouard Drumont, Paul de Cassagnac, Lasies – Souvenirs du Quartier Latin – Un salon universitaire – L’acte de baptême de Paul Deschanel – La Faculté de droit – Un professeur folichon et un saint laïque – Marc Sangnier et les Démocrates populaires – Lagardelle et le Socialisme français – Un sénateur étudiant – Le Juif Ehrlich – Le Palais – La formule du serment – Un bâtonnier élégant – Guy de Maupassant et le Tribunal de Tours – Mon patron : Me René Quérenet – La conférence Molé Tocqueville – L’Affaire des Fiches – La mort de Syveton.
Chapitre V (vues 97-120)
Le voyage du Président Loubet, à Rome – La Séparation de l’Église et de l’État – Les députés catholiques et la politique extérieure – Un grand Pape – La campagne anticléricale – Le Frère Flamidien – La campagne des enterrements civils – Le sectarisme n’est pas mort : des exemples – Thalamas contre Jeanne d’Arc – Une soirée au poste de police – Mon camarade César Napoléon Campinchi – Voyage à Bruxelles – Le Prince Victor-Napoléon et la Maison de Savoie – Une élection, en 1906, dans l’arrondissement de Chinon – L’avocat Laurenceau et les rigueurs du Conseil de l’Ordre – Réunions publiques et agents électoraux – La Vicomtesse de Trédern et son fils.
Chapitre VI (vues 121-140)
Georges Clemenceau, président du Conseil – Son passé orageux – Ernest Judet et la campagne du « Petit Journal » – Haines de Clemenceau – Débuts de Briand au Gouvernement – Femmes de théâtres, demi-mondaines et hommes politiques – La manière de Clemenceau. Ses échecs, sa chute – Clemenceau et Delcassé – Un voyage parlementaire en Suède – Conférences à Nîmes et à Clermont-Ferrand – Le Marquis d’Aulan et son fils – Un député royaliste au pays des mineurs – Le député maréchal-ferrant – Les mœurs des méridionaux – Le Marquis de Dion et le parti de « l’Appel au Peuple » – Souvenirs de Lezeux et de Châteldon – La jeunesse de Pierre Laval – Discrédit du régime parlementaire et campagne pour la représentation proportionnelle – Ceux qui quittent le Parlement : Labori, Gauthier de Clagny, Lasies – Le discours de Briand, à Périgueux et l’apaisement.
Chapitre VII (vues 141-159)
Ma candidature à La Châtre – L’ancien député, A. de Saint-Martin – Un tour d’horizon électoral – Premières visites à La Châtre : physionomies sympathiques et quelques types originaux – Le dernier des châteaux – Campagne électorale – Le paysan berrichon – La bourgeoisie de La Châtre et George Sand – Un grand magistrat de la République – Luttes d’influence – Un sous-préfet aveugle – Mon élection, le 24 avril 1910.
DEUXIÈME PARTIE
Chapitre premier (vues 1-26)
Mon arrivée à La Chambre – Les Benjamins – L’augmentation de l’indemnité parlementaire – Les poulains de Jaurès – Un député chemineau – Albert de Mun et les nouveaux élus – Referendum et représentation proportionnelle – Briand et la grève des cheminots : sa souplesse, ses variations – Le principe du Chef. Illusions – Le Ministère Monis – La personnalité de Maurice Berteaux – La grosse tête d’Edouard Aynard – Jules Roche et un chèque – Le Palais-Bourbon, cercle confortable, les couloirs et leurs habitués – Jaurès et le feu du Ciel – Attentat contre Briand – Joseph Caillaux au pouvoir, son caractère, ses excentricités – Agadir et le traité du 4 novembre 1911 – Klotz à Issoudun. Le fou de l’Hôpital - Mon mariage, mes beaux-parents.
Chapitre II (vues 27-48)
Poincaré, président du Conseil, puis de la République. Un tournant de l’Histoire – Jonnart aux Affaires Etrangères – Delcassé, ambassadeur à Moscou – Notre vote à Versailles et le pressentiment de mon père – Barthou et la loi de trois ans – Psychose collective. Le virus du bellicisme et la jeune bourgeoisie – Conversation Gauthier de Clagny et Gaston Doumergue – La chute du Cabinet Barthou – Un garde des Sceaux lamentable – Le duel Briand, Barthou et Joseph Caillaux – L’affaire Rochette et le procès-verbal Fabre – Le drame du « Figaro » – Si Madame Caillaux n’avait pas tué Calmette ? – Un voyage à Berne – Manuels scolaires et défense laïque – Métayage et fermage – Enseignement agricole et chemins ruraux – Les élections d’avril 1914 : mes concurrents. Un incident amusant.
Chapitre III (vues 49-66)
La nouvelle Chambre : échec à Poincaré – Un faux bonhomme : Léon Bourgeois – Chute du Cabinet Ribot – Le guêpier des Balkans – Poincaré et Viviani en Russie – Vacances interrompues, à Boersch – Rencontre à Strasbourg, avec le Président Ricklin – L’Alsace et l’autonomie – Arrêt à Lunéville – Illusions de Briand – La grande colère de Jaurès. Son assassinat. Qui a armé le bras de Villain ? – L’ultimatum à la Serbie et Philippe Berthelot – Ultimes démarches – Les prétentions de la Russie – La mobilisation en France. Un document inédit – La guerre – La séance de la Chambre – L’opinion de deux grands chefs militaires.
Chapitre IV (vues 67-96)
Un Ministre de la guerre excité : Massigny – Le premier Conseil de Guerre de Paris – Un auxiliaire de la justice militaire porté déserteur. Un secrétaire de Poincaré – Les territoriaux de Tournai, en jugement. Espionnite et bobards – A la chambre des Députés, incident Georges Berry Galli – Galliéni et la seule manœuvre napoléonienne de la guerre – Sang-froid de Paris – La fête à Bordeaux – Cynisme d’Isvolsky – La bataille de la Marne, terrible hécatombe – Le scandale du Service de Santé – Une censure imbécile – Mort de mon beau-frère. Une scène digne de Chevert – L’État-Major de Galliéni – On s’installe dans la guerre – L’Union Sacrée et les allocations militaires – Les cinq sous du soldat – Jalousies et rivalités des chefs civils et militaires – Les parlementaires dans les Etats-Majors – Meunier-Surcouf et le buste de Foch – Comités secrets – Joffre franc-maçon – L’indépendance de Sarrail – Mort de Kitchener – Deux chefs : Pétain, Liautey – Les rancunes de Foch.
Chapitre V (vues 97-110)
Frédéric Chevillon et le communiqué – Les pertes sanglantes – La radio n’existait pas – La paix possible ? Initiatives de l’Empereur Charles d’Autriche et du Vatican. Conversation Pacelli, Guillaume II – Si on eût fait la paix en 1917 ? – Un Cardinal belliciste – Un drame de conscience : le religieux et le national – Les affaires de trahison – Paul Meunier et le Prince Napoléon – Madame de Ravisi – Châteaux et Châtelains des bords de la Creuse – Turmel ; le tambour d’Ignace – Almeyreda, le « Bonnet Rouge » et ses collaborateurs – Malvy, à l’Intérieur – La protection toute puissante de Poincaré. Que redoutait-il ? – Les mutineries de 1917 – Les bombardements de Paris. La « Bertha » - L’explosion de la Courneuve – Dans les abris.
Chapitre VI (vues 111-125)
Le ministère Clemenceau, son équipe, sa déclaration ministérielle – Ultimatum à Jouhaux – Arrestation de Caillaux, sa défense devant la Chambre – Un magistrat indigne : Mornet – Georges Mandel. Sa méthode et ses procédés de Gouvernement. « Voilà la Gouvernement de la France ». Cruauté et cynisme – L’Armistice – La crainte de l’électeur – Traité de Paix et réforme électorale – Le défilé de la victoire aux Champs-Elysées. Mangin – Le sacrilège du « soldat inconnu » – Le mirage américain – Wilson à Paris. Enthousiasme du noir Caadace – Popularité de Clemenceau. Attentat de Cottin – Le Traité de Versailles. Erreurs et injustices – Le rôle de la Franc-Maçonnerie – Tardieu, historien – Les Loges et la « Petite Entente » - La Société des Nations contre le Vatican – Confidence d’Albert Milhaud.
Chapitre VII (vues 126-159)
La Chambre du 16 novembre 1919 et l’Assemblée Nationale de 1871 – Élections législatives dans l’Indre – La politique et les grands industriels – Un publiciste – Liste entière et liste incomplète – Angelo Chiappe, sous-préfet d’Issoudun – Erreurs de la nouvelle Chambre – Echec à Clemenceau – Deschanel à l’Elysée. Sa folie, sa démission – Rien de changé dans le personnel administratif. Steeg, ministre de l’Intérieur – Léon Daudet et Bonnevay – Les conséquences d’un éclat de rire – Rôle de Daudet à la Chambre – Assassinat de son fils Philippe – L’ignorance du pays par rapport aux événements extérieurs – La marche des corps francs allemands sur Moscou et l’amour-propre de Foch – En Crimée, le plus grand massacre de l’Histoire – La fin du Général Koltchack – Weygand et la bataille de Varsovie – La fin de Viviani – Caprice d’une Excellence républicaine - « L’Union des Intérêts Economiques » et les Frères Billiet – La politique et la corruption – La révision des marchés de la guerre -Défection de Louis Marin – Paul Boncour, artiste – La politique des réparations – Chimères de Loucheur et dommages de guerre – La Présidence de la Commission des Spéculations – Enquêtes dans le Nord – Un fonctionnaire courageux – « L’Écho de Paris » – L’occupation de la Rhur – Le caractère d’André Lefèvre – Mort de mon père.
Chapitre VIII (vues 160-171)
Inauguration des Monuments aux morts de la Guerre – Incidents politiques sur des tombes – La Franc-Maçonnerie et les élections de mai 1924 – Deux figures maçonniques – Un drame de famille exploité à des fins électorales. Le procès en filiation de J.L. Bernard, contre M. et Mme Anselme Patureau-Mirand, à Châteauroux – Abdication des modérés. Illusions et entêtement – Poincaré abandonne sa fidèle majorité « qu’il n’aimait point » – Arago, président de « l’Entente Républicaine » – Les facéties de Gaborit – Un sous-préfet courageux – L’échec de Léon Daudet et les vengeances policières – Elections dans l’Indre, le 11 mai 1924 – Le Docteur Dumont et sa liste.
Chapitre IX (vues 172-194)
La fausse réputation d’Edouard Herriot, maire de Lyon. Son arrivée au pouvoir – Démission de Millerand. Son passé. Sa collaboration à « La Lanterne » – Le coup de revolver de Marquise de Dion – La sombre rivalité de Poincaré et de Millerand – Effroyable légèreté d’Herriot – Sa politique à l’égard de l’Alsace-Lorraine – La Commission parlementaire d’Alsace-Lorraine et le Président Robert Schumann – Les Autonomistes – La « Fédération Nationale Catholique » du Général de Castelnau et de l’Abbé Bergey – Une iniquité de Louis Barthou. Était-ce un sadique ? Naissance du parti démocrate-populaire. Comment ses membres se font élire – L’Abbé Desgranges, son esprit, ses bons mots – Enquête sur l’origine des fonds électoraux – Le Président Renaudel – Prudence de Pierre Laval. Silhouette d’André-François Poncet – Le « si j’ai touché » du Garde des Sceaux Raynaldi – Campagne contre le « Cartel des Gauches » – « Le dernier mot restera toujours à l’argent » – Panique financière – Cascade de Ministères – Manoeuvres d’Herriot – Paul Reynaud et Henri de Kérillis – Le retour de Poincaré.
Chapitre X (vues 195-204)
Vacances en Auvergne : Condat en Féniers, Lugarde. Une vieille maison de famille, entre le Sancy et le Puy Mary – Les Ancêtres de ma femme – Fidélité à la terre d’Auvergne – Vacances au milieu de mes électeurs. « Une campagne électorale qui dure quatre ans » – Un voyage d’études dans le Midi, avec « la Confédération Générale des Vignerons » – Notre « manager » : Edouard Barthe – Perpignan, Montlouis, Carcassonne – La descente des Gorges de l’Aude – Vaisselle brisée, à Husson – La vaillance du Docteur Théveny – La grosse patte de Chaussy – Les cornes d’un parlementaire anticlérical – Un discours à Nîmes, dans le Temple de Diane – La bonne humeur des députés méridionaux – La pieuse mort du Secrétaire général de la Chambre, Eugène Pierre – Quelques souvenirs du scrutin de liste, à Issoudun et au Blanc – Mort de ma mère.
Chapitre XI (vues 205-218)
Rétablissement du scrutin d’arrondissement – L’élection du 22 avril 1926 – Campagne acharnée mais succès facile – Le plus charmant des chauffeurs – Un pseudo-attentat – Acharnement de quelques-uns – « Rien que la mort pourra nous en débarrasser » – La candidature Poulet, au Blanc – Les « Assurances Syndicales » – Collusion des grandes compagnies d’assurances et des partis d’extrême-gauche – Le faux de la Banque de France – Un glorieux ancien combattant, escroc – Un avocat juif masochiste – Le « Courrier du Centre » grand journal indépendant : son directeur, M. de Lamothe. Ses rédacteurs : Chiché, Perrier, Delpeyroux – Réunion au cirque de Limoges – Un grand bourgeois dédaigneux : Charles de Lasteyrie – Les déjeuners du « Courrier du Centre » – La surdité de Georges Bonnefous. Les ambitions du jeune Jacquinot – Une ultime conversation de M. de Lamothe avec les ministres Georges Bonnet et Pomaret, en 1940 « Faites la paix, Messieurs ».
Chapitre XII (vues 219-243)
La législature de 1928 à 1932 et André Tardieu – Retraite définitive de Poincaré. Indifférence de l’opinion à sa mort – La fin du Tigre – Tardieu, trois fois président du Conseil. Pourquoi a-t-il échoué ? – L’Affaire Oustric – Le Salon de Mme Abel Ferry – Eugène Lautier – La belle assurance de Tardieu – Un jugement terrible de Laurent Bonnevay – Effondrement de Raoul Péret. « La main droite plus dangereuse que la main « gauche » – Bilan des trois ministères Tardieu : assurances sociales, retraite du combattant, école unique, « les enfants des autres » – La suppression des droits de succession en ligne directe et l’exemple de Mussolini – Tardieu et l’agriculture – Quelques scandales : Air France. Flandin se défend en attaquant – Les gros dossiers de Vincent Auriol – Parlementaires et banques d’affaires – Par qui fut tué le Préfet Causeret ? – Camille Picard et le Préfet de Police Chiappe – Le Frère Paradès – Mort d’André Maginot. Fut-il assassiné ? Propos dans une réunion fasciste – Les élections de mai 1932 – Lame de fond radicale et socialiste – Assassinat de Paul Doumer – Election de Lebrun – Mary Marquet à l’Assemblée Nationale.
Chapitre XIII (vues 244-285)
Députés « phénomènes » – Le « fonds de commerce » de Totor – Les souliers de Le Pévédic – Philibert Besson et Félix Archer – Électricité à bon marché et fédérisme – Le questeur Saumande et l’examen d’aptitude – Tardieu à la conférence du désarmement. Causes de l’échec – Le scandale Stavisky, sa mort. Assassinat du Conseiller Prince – Bony « premier policier de France » – Le 6 février 1934. Victimes et profiteurs – Les ligues et leurs chefs. Le Colonel de la Roque – Doumergue et l’apaisement. Tourment dans la politique extérieure. La note du 17 avril 1934 et la rupture des conservations franco-allemandes – Rôle d’Herriot, de Tardieu, de Barthou – Opinion du Colonel Fabry et de l’ambassadeur André – François Poncet – Assassinat du Roi de Yougoslavie et de Barthou – L’opinion publique en France. Hitler et Mussolini – Ce qu’écrivait l’académicien Robert d’Harcourt – Une question sur la propagande juive en France – Un voyage parlementaire à Rome. Canonisation de sainte Bernadette de Lourdes. Réception au Vatican, par Pie XI, au Palais de Venise, par Mussolini – Démission du Ministère Doumergue – Une date fatale : 14 juillet 1935 – Le « je vous hais » de Léon Blum – Aristide Briand s’était trompé – Ma décision d’abandonner la politique – La candidature Lionel Nastorg, à La Châtre – Adieux aux électeurs – Visite P.P.C. au Président Lebrun.
Chapitre XIV (vues 286-320)
Visite d’un ancien camarade, avocat à Saint-Pierre-et-Miquelon – Situation militaire des Saint-Pierrais, en 1914 – Ma candidature au Conseil Supérieur des Colonies, en 1920 – La famille Légasse et la « Morue Française » – Election spontanée, en 1924 – L’Amérique sèche et la prospérité de la Colonie – L’ancien gouverneur, Angoulvant et le ministre des Colonies, Périer – Voyage à Saint-Pierre, en août 1932 – A bord de l’Ile-de-France : Paul Reynaud, Adrien Marquet – New-York et la crise – Montréal, deuxième ville française du monde – La descente du Saint-Laurent – Arrivés à Saint-Pierre – Le patriotisme des habitants – Tribulations des Saint-Pierrais, au cours des deux derniers siècles – La religion tient la première place. Les Soeurs de Saint-Joseph de Cluny – L’influence maçonnique aux colonies – Visite à Miquelon – Une grande tempête – Retour en France – Exibition sur « le Paris », d’un ancien ministre de la marine marchande.
TROISIÈME PARTIE
Chapitre premier (vues 1-20)
Ma nomination dans la magistrature – La Cour de Douai, son Palais de Justice – Magistrats de la Troisième République – Un conseiller ascète – La machine à condamner – La crainte de la Chancellerie et l’avancement – Les assises dans le Nord – Le crime de la mère Mory -Opinion sur la peine de mort – Où se recrute la magistrature ? – Une « affaire de gendarmerie » et un procureur général policier – La ville de Douai, milieu accueillant – Barreau sympathique. Un avocat communiste – Manifestations du « Front Populaire », à Douai – Mort de Salengro. Ses funérailles, à Lille – La grande peur du Cardinal Liénard – Les « Faucons rouges », à Arleux – Le poing levé, geste officiel – Des avions pour l’Espagne – La campagne contre le fascisme – La réunion de Spicheren – Un attentat contre le Consul d’Italie, à Montluçon.
Chapitre II (vues 21-44)
L’honorariat des députés – Journées de juin 1936 – Blum au pouvoir – L’Exposition de 1937 « une victoire sur le fascisme » - La « cagoule », ses origines, ses hommes. Un moment singulier sur une place de Montluçon – L’Anschluss et l’opposition des Alliés à la restauration des Habsbourg – La France dégringole – Le « grand désordre européen » vu par Salazar – L’idéologie dans les rapports entre les peuples – Paul Reynaud et l’or de la Banque d’Espagne – Munich. Satisfaction générale – Les bellicistes attérés – Les Romanichels – Opinions successives des militaires – La vérité sur l’abdication du roi Edouard VIII – Le voyage de Georges VI, en France – Opposition Georges Bonnet et Georges Mandel – Trafics d’armes en Indochine – Concussions – Manifestations d’étudiants contre l’Italie – Discours de Weygand et de Giraud – Jugement de Liautey sur Giraud – L’affaire d’Albanie et les télégrammes de Paul Bénazet – Initiatives de Pie XII pour la Paix ; on les ignore en France – Le corridor de Dantzig et l’intervention de Roosevelt. Son infirmité et ses responsabilités.
Chapitre III (vues 45-82)
Clermont-Ferrand, en août 1940 – Rencontre avec Joseph Denais et Haguenauer dit Naud – Propos terrible de Naud – Les journaux repliés. « L’Oeuvre » de Marcel Déat et Alexandre Varenne – Montoire et la collaboration – La Politique « au jour le jour », du Maréchal. Ses illusions - « La Résistance » contre La Révolution Nationale – Les fonctionnaires et les trusts – Les colères d’Alibert – L’influence de Moulin de Labarthète - « L’Aiglon » à Paris – La conjuration militaire du 13 décembre 1940 – Le Maréchal et Pierre Laval – Expulsion des Alsaciens-Lorrains et les parlementaires d’Alsace-Lorraine – Le jubilé de Louis Marin – Un Directeur de la Gendarmerie – La Charte du Travail, œuvre personnelle du Maréchal – Mendès-France devant le Conseil de Guerre de Clermont-Ferrand ; son évasion – Rudolf Hess en Angleterre. Avaitt-il une mission d’Hitler ? Un front commun contre le bolchevisme était-il possible ? – La nouvelle carte religieuse de l’Europe Centrale et le Vatican – Le Maréchal et l’Agriculture - « La France a failli devenir une nation agricole » - Manifestation paysanne à Issoire – La Légion du Combattant – La Faculté de Strasbourg à Clermont-Ferrand – Nomination provisoire à la Cour de Riom – Aussweis pour Nancy.
Chapitre IV (vues 83-114)
Clermont-Ferrand, en Août 1940 – Rencontre avec Joseph Denais et Haguenauer dit Naud – Propos terrible de Naud – Les journaux repliés. « L’Oeuvre » de Marcel Déat et Alexandre Varenne – Montoire et la collaboration – La politique « au jour le jour », du Maréchal. Ses illusions – « La Résistance » contre La Révolution Nationale – Les fonctionnaires et les trusts – Les colères d’Alibert – L’influence de Moulin de Labarthète - « L’Aiglon » à Paris – La conjuration militaire du 13 décembre 1940 – Le Maréchal et Pierre Laval – Expulsion des Alsaciens-Lorrains et les parlementaires d’Alsace-Lorraine – Le jubilé de Louis Marin – Un directeur de la gendarmerie – La Charte du Travail, œuvre personnelle du Maréchal – Mendès-France devant le Conseil de Guerre de Clermont-Ferrand ; son évasion – Rudolf Hess en Angleterre. Avait-il une mission d’Hitler ? Un front commun contre le bolchevisme était-il possible ? – La nouvelle carte religieuse de l’Europe centrale et le Vatican – Le Maréchal et l’agriculture – « La France a failli devenir une nation agricole » – Manifestation paysanne à Issoire – La Légion du Combattant – La Faculté de Strasbourg à Clermont-Ferrand – Nomination provisoire à la Cour de Riom – Aussweis pour Nancy.
Chapitre V (vues 115-238)
Paris, en août 1941 – Actes de terrorisme et exécutions d’otages – Soldats allemands aux Invalides, devant le tombeau de l’Empereur – La mission Scapini – Audience solennelle de la Cour de Nancy. Le serment au Maréchal – Le Révérend Père Lejosne et le J.E.C. – Souvenirs de Barrès à Nancy – L’antisémitisme des Lorrains – Section Spéciale et Cours de Justice – Passage de la Division bleue d’Espagne, en gare de Lunéville – Un combattant de la L.V.F. – L’hiver 1941-1942, à Nancy – « La Résistance » contre le Secours National – Tout le Palais à la conférence de Chateaubriand – Le Professeur Lalouel – Un bâtonnier à son « tour de bête » – Préfets, évêque de Nancy et les autorités d’occupation – Ce que l’Église doit au gouvernement du Maréchal – Gaullisme et marché noir – Gaullisme et prisonniers de guerre – Une évasion à la Prison de Nancy – L’exécution de Roos – Le procès de Riom – Incidents à la Ligne de démarcation, à Vierzon – Le débarquement en Afrique du Nord – Mort de notre neveu, Jacques Jamin-Changeart, à Biserte.
Conclusion (vue 239)