Archives départementales de l'Indre

Une main-d’œuvre internationale pour la construction du barrage

Depuis le début du XXe siècle, plusieurs projets de barrages sont envisagés pour augmenter la production d’électricité et alimenter les industries de la région. Ils sont portés par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO), l’ingénieur Paul Bodin ainsi que l’entrepreneur Léon Chagnaud, et sont encouragés par l’élu local Raymond Dauthy. En 1917, les premiers travaux préparatoires commencent aux environs du pont des Piles. Afin de mener à bien ces travaux de grandes ampleurs, les prisonniers de guerre allemands, russes et turcs sont réquisitionnés. Avec la guerre, cette main-d’œuvre bon marché est déjà toute trouvée. Les prisonniers allemands sont reconnaissables à leur mutze (couvre-chef). Ils seront rejoints, en complément, par des ouvriers espagnols suite à un accord signé avec le gouvernement de ce pays.

Le cliché ci-dessous représente des ouvriers allemands s'attelant aux travaux préparatoires de terrassement et d'excavation. Il faut attendre l’année 1923 pour assister au lancement du chantier principal de l’usine et du barrage, employant plus de 1000 ouvriers de multiples nationalités sur ce titanesque ouvrage.

Ouvriers s'attelant aux travaux préparatoires de terrassement et d'excavation du barrage d’Éguzon, le long de la Creuse, à proximité du pont des Piles
Ouvriers s'attelant aux travaux préparatoires de terrassement et d'excavation du barrage d’Éguzon, le long de la Creuse, à proximité du pont des Piles
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